21012010

Bienvenue sur mon blog. Vous y découvrirez des textes de toutes sortes et de tous genres, allant du comte ou de la nouvelle jusqu’au Roman complet. Science-Fiction, horreur, humour ou encore textes historiques, il y en a pour tous les goûts. Puissiez vous trouver votre bonheur!
Car il n’y a pas que les grands auteurs qui ont droit a être connus et reconnu, ici vous ne trouverez que des inconnus, amateurs ou professionnels. Vous aussi venez publiez vos créations, faîtes partager votre passion de l’écriture et transportez nous dans votre univers (Cliquez ici pour voir les conditions de publication).
De nombreux concours à thème seront organisés et les meilleurs se verront publiés et récompensé par la « Palme des Esprits ». Un seul concours par an sera organisé à la manière du festival de Cannes avec ses fameuses palmes d’or.
En espérant que vous passiez un agréable moment sur mon blog.
Kane

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Catégories : Non classé
13022010

- Raaah mais c’est pas vrai ! A droite, là ! Tu le vois pas bien le monstre ?! Il t’faut des lunettes ?? … Eh meeerde, j’me suis fait buter !
Une manette qui rejoint le moelleux canapé d’un geste rageur. Fusillée du regard gris d’une jeune fille échevelée, la pauvre télévision se serait bien enfouie dans le sol si elle avait eu des sentiments. Son écran scintillait d’un « game over » affligeant : elle avait encore perdu ! Agatha fulminait. Depuis son lever ce matin, elle n’avait fait que jouer à son jeu, dont la si attendue victoire se refusait à elle. Droite comme un I devant sa télévision, les mains serrées sous la frustration, elle ne resplendissait pas de beauté. Négligée était le mot qui lui convenait le mieux. Encore en pyjama bien qu’il soit trois heures de l’après-midi, les cheveux se chahutant ensemble (côté droit contre côté gauche) et les yeux cernés par la fatigue, la Déesse de la Beauté n’était effectivement pas descendue dans cette maison vide. Pourtant, une brume de tristesse emplit les yeux de cette dépendante aux jeux vidéos. Oublier. C’était la raison de son addiction à ces jeux : elle voulait oublier sa vie. Mais il suffisait d’éteindre la console pour qu’une vague gigantesque de tristesse lui giffle le visage. Alors elle rejouait. Elle ne mangeait même plus, elle n’avait plus le temps. Elle ne voulait plus avoir le temps de se retrouver seule avec ses pensées. Jouer en attendant. Drôle d’attente.
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Catégories : Reel
21012010

J’écoutais la messe de Minuit. Le prêtre dirigeait assez bien l’office, il fallait bien le reconnaître. Mais j’avais la tête à moitié ailleurs. J’avais beau me concentrer sur les paroles prononcées, traduire le latin que j’entendais, toujours mon esprit me ramenait à … elle. Luela. Jusque dans MA cathédrale, au milieu de MON Noël. Satan ne respectait ni trêve, ni règles d’honneurs. Au milieu des Kyrie Eleison, je me rappelle encore de mes râles… Je me sens si mal. Seigneur, seigneur, pourquoi as-tu permis ca ? Protège-moi au milieu même de la célébration de ta naissance.
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Catégories : Fantastique
21012010

Il était minuit tapant quand je m’arrêtai dans l’embrasure de la porte de notre chambre. Je le regardai fixement, sans pouvoir -sans vouloir- le quitter des yeux. Recouvert que d’un simple drap, moulant ses fesses, sa musculature dorsale, ses bras, si réconfortant, qui se dessinaient dans le bleu clair du tissu soyeux, je ne pouvais m’empêcher de le contempler. N’espérant qu’une chose que ce ne soit pas un rêve. Comme à son habitude, la tête au bout de l’oreiller, il était couché à la gauche du lit. Comme autrefois…Une place m’était destinée à sa droite, c’est donc sans plus attendre que je filais le rejoindre zigzaguant entre les piles de linge -mon linge-, soulevant le bas de mon déshabiller blanc nacré presque féerique sous la lueur de la lune. Le vêtement frôlait le sol me donnant le vertige tellement l’impression de voler était forte. Impatiente, je me faufilai sous le drap, le faisant frissonner, pressé de me coller contre lui et de sentir son doux parfum envoûtant. Deux yeux opalins m’attendaient grands ouverts. Ils parcouraient mon corps de ma tête à mes pieds provoquant chez moi la sensation qu’un rayon de soleil se frayait un chemin sur ma peau. Pourtant, il ne cherchait pas à me regarder; il évitait mon regard. N’en pouvant plus, je l’étreignis et l’emprisonnai dans mes bras. J’eus l’impression de m’étreindre d’un feu ardent, une chaleur revigorante m’envahissait. De nouveau, il frissonna, mais je me sentais si bien, collé à lui, que je le tins à bras-le-corps encore un peu. Sa respiration était irrégulière, haletante. Il poussait des soupirs désespérés. Ce n’est là que je vis qu’il avait pleuré. Ses yeux, habituellement brillant, avaient perdu leurs éclats, l’étincelle qui les faisaient rayonner…C’était la première fois que je le voyais si désemparé. Ma gorge se serra. Je l’aimais plus que tout et je ne voulais pas le voir souffrir comme à cet instant. Instinctivement, je pris sa joue d’une main, le faisant, une fois de plus, réagir et lui susurra à l’oreille :
- « Je t’aime Chéri et t’aimerai à jamais. »
Son poil se hérissa et aux coins de ses yeux, déjà remplis de mélancolie, perlèrent des larmes. C’est à ce moment que je compris pourquoi il ne me regardait pas. Pourquoi sa présence me faisait si chaud et lui si froid. Pourquoi je souhaitais rester le plus longtemps possible à ses côtés et
pourquoi il était si atterré. Puisque je l’avais quitté ce matin et que mon fantôme ne pourrait le voir qu’à minuit le soir. À tous les soirs et cela pour l’éternité, comme une douleur qui ne se dissipe jamais…
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Catégories : Fantastique
21012010

« Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Quelque chose à un moment à foiré. Mais quoi ? Non mais franchement, je te jure, c’était pas… Attends je vais te raconter ca. Je t’ennuie pas au moins ? »
« Bah, entre copains, tu penses. Et puis les histoires de c… de cœur j’adore ca. Je suis un petit peu commère, tu t’en souviens Max’ ? »
***
« Allo ? T’es où ? [...]Je te dérange pas ?[...] Ah bon, oh attends, il faut que te raconte un truc trop mor-tel ! Tu te souviens de la bègue et de son dingo ? Elle l’évite comme la peste maintenant ! C’est pas trop bon ? »
***
Cher Journal,
Aujourd’hui, 23 novembre, je pleure pour une histoire stupide.
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Catégories : Reel
30112009

Un ciel tourmenté. Noir et menaçant. Lourd. D’immenses nuages assombrissent l’horizon, masquant le moindre rayon de soleil. Et cette pluie, cette satanée pluie qui n’en finit pas de tomber : de grosses gouttes froides qui pénètrent dans le cou et glacent jusqu’à l’os. A leur passage, un frisson convulsif vous traverse l’échine, et vous laisse tremblant et transi. Toute cette eau ruisselle et coule pour devenir torrent, changeant la terre brûlée en une boue épaisse et visqueuse, qui inonde de sa présence gluante les tranchées tout juste recreusées. Dans cette glaise molle et froide, les cadavres pourrissent paisiblement ; laissant échapper l’atroce odeur de la chair à canon qui se décompose. Dans cette glaise molle et froide, les blessés laissés sur le champ de bataille, tout tordus de douleur, se noient lentement. La boue s’immisce traîtreusement dans leur bouche, leur gorge, leurs poumons ; étouffant, impitoyable, cris et pleurs épouvantés. La terre, vorace, les avale. Elle les recrache parfois, visages en loques et os apparaissant sous les peaux éventrées.
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Catégories : Historique
29112009

« Et je le regardais,
Dormir comme un ange.
Je sais, je l’aimais,
Seulement tout change. »
« Un archange à l’extérieur,
Un infâme démon à l’intérieur.
Comme un papillon par la lumière,
Il m’attire, il m’est cher. »
« Comment se fait-il,
Qu’un aussi bel ange soit si vil ?
Pourquoi est-il le centre de mon existence,
Alors qu’il remarque à peine ma présence ? »
« Un jour j’espère du fond de mon cœur,
Qu’il ne lui arrivera point de malheurs.
Un autre, je pense qu’il se joue de mes émotions,
Qu’il n’est qu’une simple et douloureuse illusion. »
« Le temps passe et repasse,
Mon amour ne trépasse.
J’ai en moi l’espoir qu’un jour,
Il me fera la cour. »
« Je t’aime mais tu es sourd,
A mon éternel amour.
Un amour à l’unique sens,
Qui n’est qu’une simple malchance. »
Ce matin-là, il avait plu, avant l’aube…
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Catégories : Reel
14112009

Aimez-vous les histoires ? Les contes, les vieux livres poussiéreux emplies de magie ? La voix rauque de votre grand-mère vous contant les exploits des héros passés ? Aimez-vous cela ?
Si oui, alors je vous propose de vous arrêter, voyageur.
J’en ai justement une à vous soumettre, une belle mais étrange, sans prétention mais digne d’attention. Asseyez-vous, posez votre dos rompu par la route contre un coussin moelleux. Ne laissez pas le crépitement doucereux du feu de cheminée vous distraire. Les ombres et chatoiements ne doivent que participer à l’ambiance et non voler votre attention. Entourez plutôt de vos mains froides la tasse fumante de thé que la jeune demoiselle vient de poser devant vous. Et prenez le temps d’écouter ma voix fluide vous raconter mon histoire, l’histoire d’Élisa…
***
Une lumière cramoisie inondait les couloirs du lycée, signe évident de la fin de journée. Il ne restait pas beaucoup de monde, et les deux jeunes filles riant aux éclats faisaient tâche dans le décor silencieux et endormi. Élisa, une adolescente aux yeux d’un mélange de gris et de vert pâle étonnant, trainait une valise à roulette en faux cuir d’un émeraude sombre. Nous étions vendredi, et c’était la fin des cours. Les internes comme elles deux étaient donc priés de récupérer leur valise et de rentrer chez eux pour un week-end qui s’annonçait trop court -- comme d’habitude. Les élèves normaux étaient déjà partis depuis longtemps, ce qui expliquait ce vide latent dans l’établissement scolaire.
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Catégories : Fantastique
13112009

Le premier contact fut froid, pour ne pas dire glacial. Elle suivit doucement les formes de l’homme, se nourrissant de chaque centimètre de chaleur qu’émettait le corps de ce dernier. Discrète et pourtant entreprenante, elle se glissa sous ses vêtements et descendit petit à petit jusqu’au nombril, avant de répandre toute sa fraîcheur le long de la jambe droite de l’individu. Au final, elle s’écrasa au sol pour aller ruisseler jusqu‘au fossé le plus proche. Elle n’était en réalité qu’une simple goutte d’eau au milieu de toutes celles qui tombaient du ciel et venaient s’écraser sur le crâne ou les épaules de Chris Oran. Aussi loin que remontait ses souvenirs de ses vingt deux années passées, Chris avait toujours détesté la pluie qu’il jugeait symbol de dépression et de désespoir. Le gris des condensations d‘eau, l’obscurité du temps et cette atmosphère pesante qui prenait naissance à chaque début d’averse, toutes ces choses n’avaient pour but que de faciliter la tâche aux suicidaires hésitants. À y réfléchir de plus prés, il n’avait jamais entendu quelqu’un dire du bien de la pluie, si ce n’était sa grand-mère maternelle qui s’enthousiasmait toujours de voir ses récoltes pousser plus rapidement et échapper à la sècheresse qui se faisait de plus en plus fréquente ces dernières années. Une chose était certaine, si elle était venue avec lui ce jour là, l’ancienne agricultrice aurait été grandement servie et avec un bel orage pour couronner le tout. Chris détestait également les orages; logique puisqu’ils amenaient toujours de la pluie.
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Catégories : Horreur
13112009
La vie a toujours été si rose. Cela doit-il réellement cesser un jour ? Cela doit-il prendre fin aujourd’hui ? Grandir dans une Nature bienveillante et accueillante, ne connaître que des souffrances minimes.. Et tout cela pour être finalement confronté à une destruction massive ? Construire une vie, tracer son chemin dans les rues encombrées.. Et devoir subir l’écroulement de tous ses projets ? La vie a toujours été si rose. Cela doit-il réellement cesser un jour ?

Ses paupières étaient closes, et pourtant une kyrielle d’images défilait devant son esprit embué. Ce fut d’abord la maison de son enfance, les feux de cheminées aux couleurs orangées. Le bruit des cendres rougeoyantes qui crépitent encore dans l’âtre.. Sons et couleurs flottaient dans son cerveau sans qu’elle parvienne à les distinguer. Un panache de fumée qui s’échappe. Et derrière la fumée, une nouvelle image transparaissait. L’imposant bâtiment de son lycée. Les fêtes endiablées et les rentrées scolaires toujours palpitantes. Pendant un bref instant, elle sentit son cœur battre, son sang affluer à ses tempes. Au fond d’elle, niché dans les recoins de son cœur, subsistait un profond dynamisme. Mais ses yeux restaient fermés, et son esprit nageait dans un brouillard insondable. La remise des diplômes, il y a de cela quatre mois. Son sourire rayonnant quand le directeur l’avait personnellement félicité. Ses hésitations quand on lui demandait l’atroce cliché : ce qu’elle allait faire plus tard. Plus tard… Est-ce que « plus tard » avait encore un sens ?
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Catégories : Reel